Olivier Arsenault (en)
Doctorant en bioéthique
Kinésithérapeute français de formation - équivalent québécois de la physiothérapie, Arthur a poursuivi ses études par une maîtrise en recherche clinique et une maîtrise en éthique, tout en exerçant en tant que kinésithérapeute. Il est actuellement doctorant en bioéthique à l'ESPUM.
J'ai découvert dans l'éthique pragmatique une invitation à mobiliser l'éthique comme un levier concret pour favoriser l'épanouissement humain.
Olivier Arsenault
Directeur du département
Biographie
Mes recherches portent sur l’histoire et la sociologie de la science et la technologie, et plus particulièrement, depuis 1990, sur l’histoire et la sociologie de la cyberculture. J’ai d’abord effectué un travail de fond sur les origines de l’informatique personnelle en décrivant le devenir du laboratoire de Douglas Engelbart au Stanford Research Institute et la migration de ses idées et artéfacts (la souris, la proto interface graphique, l’hypertexte) à Xerox PARC et Apple. Depuis 2001, j’ai prolongé ce travail par une recherche sur l’autre devenir fondamental de la synthèse cybernétique, la biologie moléculaire, en reconstruisant son histoire récente depuis son côté obscur, la partie « non-codante » de l’ADN que les chercheurs américains ont baptisé « junk DNA ». Cette recherche est parue en 2011 aux Presses de l’Université du Minnesota, sous le titre Junkware. Depuis 2008 mes travaux tentent de réunir ces analyses sur les deux devenirs cybernétiques, informatique et biologie moléculaire, pour une étude de la question de la post-humanité, ou plus généralement de l’ingénierie de la créature (post-humain certes, mais aussi post-animal et post-machine).
Je termine actuellement un programme de recherche financé par le Conseil Canadien de la Recherche en Sciences Humaines et Sociales intitulé « Post-animaux : ce que les animaux technologiquement modifiés peuvent nous révéler du futur (post)humain. » Il s’agit en fait d’effectuer « un détour par l’animal » pour développer un regard ethnographique sur les pratiques de l’ingénierie du vivant sans en passer par l’analyse des pratiques essentiellement discursives de la bioéthique et de la science-fiction.